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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 23:41

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Dépassant la simple dénonciation d'un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau, après avoir parcouru le monde pendant 3 ans, nous invite à découvrir de nouveaux systèmes de production agricoles, des pratiques qui fonctionnent désormais et garantissent une sécurité alimentaire pérenne.

« Bientôt quand on se mettra à table, il ne faudra plus se souhaiter bon appétit, mais bonne chance». La phrase, énoncée par un agronome, clôt avec humour le documentaire efficace de Coline Serreau « Solutions locales pour un désordre global ». Après l'énoncé des catastrophes, montrées dans les films de Hulot ou Arthus Bertrand, les solutions : en femme, mais aussi en mère qui veut bien nourrir ses enfants, la réalisatrice de « La Belle verte » s'attaque au problème de notre terre nourricière, qui, partout dans le monde, se meurt aujourd'hui. D'être mal et trop traitée, bourrée de pesticides qui la tuent tout en empoisonnant ses fruits et font des paysans une espèce en voie de disparition ». Après la guerre, s'est mis en place, petit à petit, un véritable génocide des paysans » explique Coline Serreau « Il fallait écluser les stocks de produits chimiques et on les a détournés vers la terre. On a ensuite éliminé tout ce que la terre et les animaux donnaient gratuitement pour y substituer des semences non reproductibles, comme les OGM ».

Alors, en France, mais aussi en Inde, en Ukraine, au Brésil, au Maroc, Coline Serreau est allée à la rencontre d'agriculteurs, d'agronomes, d'économistes, qui tout en expliquant les données du problème, ont chacun, dans leur domaine, mis en place des solutions. Comme ces fermiers bretons qui ont créé des AMAP (Associations pour le maintien de l'agriculture solidaire) et qui vendent leur récolte sans passer par les réseaux habituels. Cet agronome qui a créé dans le Gard une association qui vend des semences bio ou oubliées- il y avait plus de 1 000 variétés de pommes en 1900, on en cultive sept aujourd'hui- ou encore ce collectif de paysans bio en Inde-pays inondé d'OGM- qui produisent leur engrais naturel et qui font vivre quinze familles sur leur exploitation.

Passionnant mais aussi concret, ce film plein d'espoir, donne envie d'agir. « La meilleure façon de lutter contre les multinationales, c'est de s'en passer » est-il ainsi expliqué… À chacun de nous, donc de dire non, d'abord en consommant « propre » et en soutenant les initiatives locales. Pas de fraises en hiver, de poulet aux hormones, de légumes dénaturés...

Bande annonce: link

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Published by marie.nature. - dans Films et docs
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