Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 21:06

 

Je souhaitais vous faire connaitre le dernier roman de Daniel Pennac, Journal d'un corps. (Edition Gallimard)

pennac.jpg

J’ai apprécié à la fois le style et le contenu. Un vrai moment de bonheur !

Résumé :

Le narrateur est un homme de 87 ans. Il lègue à sa fille une sorte de « journal intime », principalement et volontairement axé sur son corps et ses ressentis. Ce journal débute à l’aube de ses 13 ans et progresse au fil des années.

L’auteur se livre de façon directe, sans fausse pudeur et nous entrons rapidement dans son intimité masculine.

Une façon d’approcher l’ « homme » pour nous les femmes et peut être, une façon de vous questionner et vous confronter à ce point de vue, vous, les hommes…

C’est parfois drôle, toujours perspicace, souvent déconcertant !

Bref, c’est un livre qui entre-ouvre certaines portes (c’est un peu comme mater un mec par le trou de serrure !) et permet de regarder le monde (les hommes !) un peu autrement !

Seul bémol : Des détails un peu trop réalistes parfois dans les descriptifs de ses maux physiques qui peuvent donner la nausée…

Quelques extraits :

« 16 ans, 6 mois : Ce qu’il y a d’extraordinaire, quand je me fais jouir, c’est cet instant que j’appelle le passage de l’équilibriste : la seconde où, juste avant de jouir, je n’ai pas encore joui. Le sperme est là, prêt à jaillir, mais je le retiens de toutes mes forces. L’anneau de mon gland est si rouge, mon gland lui-même tellement gonflé, tellement prêt à éclater que je lâche mon sexe. Je retiens mon sperme de toutes mes forces en regardant mon sexe vibrer. (…) Je peux retenir l’éruption une fois, deux fois, et c’est chaque fois un vrai délice. Mais le désir absolu c’est cet instant où, finalement, je perds pour de bon, où le sperme submerge tout et coule tout brûlant sur le dos de ma main. Ah ! La merveilleuse défaite ! Ça aussi c’est difficile à décrire, tout ce dedans qui passe au dehors et en même temps tout ce plaisir qui t’engloutit… Cette éruption qui est un engloutissement ! C’est la chute de l’équilibriste dans le cratère en fusion ! »

« A 62 ans, 9 mois : L’autre peut être un remède à l’angoisse, à condition qu’il nous soit intimement étranger, un peu indifférent. Il n’est pas une journée de travail qui n’ait raison de mon angoisse. Dès que je franchis les portes de la boîte, l’homme social prend le dessus sur l’homme angoissé. Je suis aussitôt réceptif à ce que les autres attendent de moi : attentions, conseils, félicitations, ordres, encouragements, plaisanteries, engueulades, apaisement… Je deviens interlocuteur, partenaire, rival, subalterne, bon patron ou croquemitaine, j’incarne l’image même de la maturité. Le rôle a toujours eu raison de mon angoisse. Mais les proches, eux, les nôtres, trinquent à tous les coups, parce qu’ils sont nôtres précisément, constitutifs de nous-mêmes, victimes propitiatoires du marmot que nous restons toute notre vie. »

J'espère vous avoir donné envie de lire ce beau roman!

Repost 0
Published by marie.nature. - dans LIVRES
commenter cet article
12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 22:23
Pour se débarrasser des vilains appels anonymes sur votre  téléphone portable et sur votre fixe, il existe des solutions!!!
tel.jpg

 

D'abord, si vous avez du mordant, vous pouvez aller porter plainte au commissariat, lequel mènera son enquête et pourra trouver via les opérateurs qui vous enquiquine. Mais, si vous souhaitez tout simplement et rapidement régler ce problème, il existe quelques manipulations simples:

 

 

Sur un téléphone fixe, vous décrochez, vous attendez la tonalité et vous tapez :   étoile 82 dièse

Ensuite, le téléphone vous confirme qu'il a bien noté votre demande et les personnes "anonymes" qui appellent sont alors informées que les appels anonymes ne sont pas acceptés chez vous (génial, non?)

 

Seul hic, visiblement, cette manipulation ne fonctionne pas chez tous les opérateurs. Avec la neuf box, ça fonctionne bien, mais il semblerait que France Telecom ne permette pas cette manipulation.

 

Sur un mobile, il vous faudra télécharger un logiciel gratuit : Hinky, qui bascule direct les appels vers votre messagerie. Parfois, je note un soubresaut de mon téléphone, mais la plupart du temps, il gère ces appels anonymes tout seul en toute discrétion. Il m'indique (si je le souhaite) si des appels ont été effectués.

 

Manipulation magique pour le démarchage à domicile

Voici un site sur lequel vous pouvez vous inscrire pour appartenir à une liste anti prospection... et ça marche! Fini, les appels à 20H pour vous vendre la dernière cuisine mobalpa, ou le dernier panneau solaire ultra performant!!!

 

 http://www.pacitel.fr/index.php?logout 

 

Si on continue à vous appeler, vous pouvez y déclarez le numéro des gens qui ont appelé, et ils se font taper sur les doigts (avec amendes potentielles si récidive)

 

Et voilà, pas compliqué de retrouver la zen attitude!

Repost 0
Published by marie.nature. - dans au quotidien
commenter cet article
5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 16:14

 

C’est vrai, je suis une femme super comblée et je ne regrette jamais de t'avoir choisi. Mais je sens que parfois, toi, tu n'es pas complètement épanoui. Alors je me demandais si tu penses que je devrais d'avantage:

1-T'étonner. La routine, ça déprime !

2-Te faire rire (tous les moyens sont bons)

3-Rester séduisante (ne pas me laisser aller)

4-Te sortir (ça peut rejoindre les surprises). Le resto, le ciné, le théâtre, prendre des initiatives !

5-Te manifester de la tendresse (là, possibilité de décliner en point 6, 7, 8…)

6-T'offrir des fleurs (même un bouquet de marguerites…) Encore mieux si pas de raison particulière

7-Te dire des mots d’amour

8-T'assurer quotidiennement un réveil en douceur (+ si affinités). Un bonjour et un sourire, au minimum !

9-Te cuisiner de bons petits plats, faire preuve d'originalité

10-Faire preuve de plus de subtilités (je rajouterai patience) quand vraiment, tu n'as pas envie des « plus si affinités ». 

11- Te masser, sans pour autant t'oppresser pour obtenir plus...

12-Participer plus aux tâches ménagères . Ne pas penser que "je suis formidable" quand pour une fois j'ai passé la serpillière!  

 

13-Gérez d'avantage l'administratif (factures, inscriptions, coups de fils au médecin....)

 

14-Essayez de ne pas oublier les dates

 

15-faire preuve de maturité (c'est vrai, tu n'es pas mon père!)

 

16- Être plus attentive (ça veut dire, prendre quelques minutes à te regarder et à se pencher sur ta vie intérieure, à être à l’écoute de tes préoccupations)

 

17- Ne pas te demander ce que tu ne peux me donner

 

18-restée présente et ne pas fuir quand tu me dis « il faut qu’on parle » : Je sais bien que fuir ne permet pas de régler les malentendus.

 

19- Ne pas te laisser te coucher fâché.

 

20- Te laisser quelques heures seul pour décompresser en partant me promener avec nos adorables bambins 

 

21- Te complimenter (oui, avec quelques cheveux blancs, tu as encore plus de charme !)

 

J'ai pensé à ces idées parce que, quand toi tu les mets en pratique avec moi, je me sens super épanouie. Je laisse la lettre collée sur le frigo, pour être sûre de ne pas oublier à ce qui participe à notre si agréable vie de couple. Je t'aime

 

Repost 0
Published by marie.nature. - dans au quotidien
commenter cet article
5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 16:11

Voici le résultat d’une enquête concernant les petits gestes quotidiens qui peuvent combler une femme. Je te les transmets, à tout hasard…

1-Nous étonner. La routine, ça déprime !

2-Nous faire rire (tous les moyens sont bons)

3-Rester séduisant (non une douche hebdomadaire n’use pas la peau)

4-Nous sortir (ça peut rejoindre les surprises). Le resto, le ciné, le théâtre, prendre des initiatives !

5-Nous manifester de la tendresse (là, possibilité de décliner en point 6, 7, 8…)

6-Nous offrir des fleurs (même un bouquet de marguerites…) Encore mieux si sans raison particulière

7-Nous dire des mots d’amour

8-Nous assurer quotidiennement un réveil en douceur (+ si affinités). Un bonjour et un sourire, au minimum !

9-Nous cuisiner de bons petits plats, faire preuve d'originalité

10-Faire preuve de plus de subtilités (je rajouterai patience) si vous souhaitez atteindre le « plus si affinités »

11- Nous masser, sans pour autant nous oppresser pour obtenir plus...

12-Participer plus aux tâches ménagères. Ne pas penser que vous êtes formidables quand pour une fois vous avez passé la serpillière!  

 

13-Gérer d'avantage l'administratif (factures, inscriptions, coups de fils au médecin....)

 

14-Essayer de ne pas oublier les dates

 

15-faire preuve de maturité (c'est vrai, je ne suis pas ta mère!). Un petit garçon, ce n’est pas très excitant…

 

16- Être plus attentif (ça veut dire, prendre quelques minutes à nous regarder et à se pencher sur notre vie intérieure, à être à l’écoute de nos préoccupations)

 

17- Ne pas nous demander ce que nous ne pouvons vous donner

 

18-rester présent et ne pas fuir quand nous vous disons « il faut qu’on parle » : Fuir ne permet pas de régler les malentendus, ni d’exprimer nos sentiments

 

19- Ne pas nous laisser nous coucher fâchées.

 

20- Nous laisser quelques heures seules pour décompresser en partant vous promener avec nos adorables bambins 

 

21- Nous complimenter (oui, avec quelques cheveux blancs, nous avons-nous aussi plus de charme !)

 

 

Voici, un résumé du manuel des femmes ! A consommer sans modération !

Repost 0
Published by marie.nature. - dans au quotidien
commenter cet article
5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 15:10

prele.JPGEnvahissante pour les jardiniers, la prêle est un excellent fongicide (détruit les champignons), mais elle a aussi d'autres vertus extraordinaires pour notre santé:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Actions: 


Diurétique: sous l'effet des saponines qu'elle renferme, la prêle est reconnue dans les diverses affections rénales et se montre efficace contre la cellulite (motivant non?)

 

Antihémorragique, cicatrisante: A utiliser donc pour lutter contre les règles abondantes

 

Reminalisante: la silice améliore l'élasticité et la souplesse des tendons et est particulièrement préconisée pour les sportifs qui les mènent à rude épreuve. Les carences en silicium s'accentuent avec l'âge, des cures de prêles peuvent contribuer à pallier la dégénérescence des tissus. La prêle est en outre conseillée aux personnes en convalescence, souffrant d'anémie.

 

calme la toux


soulage les rhumatismes et l'arthrite : l'action de la silice est réputée sur les articultations. Elle stimule la synthèse du collagène contenu dans les tissus osseux et conjonctifs et facilite la recalcification et la reconstitution du cartilage dans le traitement des maladies articulaires

 

Parties utilisées: tiges stériles, fraiches ou séchées. En infusion, même en gargarisme si plaie buccale, gencives sensibles...

 

Contre-indications: La prêle est fortement déconseillée en cas d'oedème associé à un dysfonctionnement cardiaque ou rénal, et en cas de troubles rénaux ou hépatiques. 

De même, chez la femme enceinte ou l'enfant, pour sa teneur en nicotine.

De plus, en cas de consommation excessive, la prêle renferme une enzyme, la thiaminase, susceptible de dégrader la thiamine (vitamine B1) indispensable à la transformation des glucides en lipides. Cure positive mais à court terme!

 

Recherches internationales : 

La commission Européenne reconnaît l’usage médicinal de la prêle dans le traitement des oedèmes post-traumatiquesles infections des voies urinaires et rénales, ainsi que la guérison de plaies. De plus, la silice facilite l’absorption du calcium, d’où l’usage traditionnel de la prêle pour renforcer ongles et cheveux, et pour prévenir toute dégénérescence osseuse. 
Le médecin et scientifique allemand Rudolf Fritz Weiss confirme, après étude, l’action bénéfique de la silice contenue dans la prêle pour soulager les douleurs articulaires


 


Repost 0
Published by marie.nature. - dans santé
commenter cet article
9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 21:34

 

 

 

Cette jolie fleur pousse sauvagement en abondance sur les bords des chemins au printemps et jusqu'à la fin de l'été. La mauve sauvage a des fleurs mauves, à nervures foncées. 

P2120741.JPG

 

Si on cueille une fleur et qu'on la déguste, on lui trouve une saveur sucrée et mielleuse. C'est un super adoucissant et calmant pour les maux de gorge. On peut aussi profiter de ses bienfaits en infusion.

Repost 0
Published by marie.nature. - dans santé
commenter cet article
8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 11:00

Mais d'où vient l'expression "s'entendre comme chien et chat"???

 

Il est de notoriété publique que nombre de chiens et chats ne supportent pas la promiscuité de l'autre. On retrouve cette idée dès le XVIème siècle, l'expression parle alors d' "être amis comme le chien et le chat".

"S'entendre comme chien et chat" date du XVIIème.

Le film que je viens de faire montre que l'amitié est possible entre ces deux espèces, malgré cette "haine" qu'on pensait inscrite dans leurs gênes. 

De là à dire qu'il serait possible pour deux êtres de remettre en question leur héritage génétique afin de réussir à une cohabitation affectueuse...

 

 

 

Repost 0
Published by marie.nature. - dans au quotidien
commenter cet article
17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 22:56

 

 

Juillet arrive, défile, pas de voyage réservé, vite, vite, où souhaitons nous aller?

 

...  A la recherche d'une destination estivale ensoleillée, nous tournons nos regards vers les pyrénées orientales (région la plus ensoleillée de France parait-il!)

 

Merci Internet, toujours en dernière minute, nous tombons sur un site qui propose une location de yourte.

Il s'agit du  "camping écologique" au nom mystérieux "le Mas de la Griffe".

 

 

Lien du site: link

 

Enthousiasmés par les photos présentées (ok enthousiasme très personnel à ce moment là), nous réservons et quelques jours plus tard nous partons vers ces terres inconnues!

 

 

Amélie les bains en vue, puis virages de montagne et enfin, après quelques centaines de mètres sur une piste plutôt chaotique, nous rencontrons Marco, le propriétaire. Impossible d'atteindre le site des yourtes avec la voiture, nous poursuivons donc notre voyage en empruntant un sentier de 45 minutes, à travers les rochers, le millepertuis, l'achillée. C'est raide (tout est relatif, mais ce jour là, je l'ai trouvé raide) et plusieurs pauses seront nécessaire à notre petite famille pour grimper au camp... Mais nous sommes aussi très excités d'atteindre ce lieu préservé.

 

camping-mas-de-la-Griffe-082.jpg

 

Un peu avant le camp, nous atteignons le Mas (prononcer le "s" sous peine de heurter les autochtones...). Des enfants nous accueillent avec un grand verre d'eau, c'est sympathique, joyeux et désaltérant! Merci à Radha, Tchefari, Alicia et Océane!

 

camping-mas-de-la-Griffe-085.jpg

 

Encore un petit effort (on transpire mais on sera bien meilleur une semaine plus tard sur ce même parcours) et nous rencontrons Christine, la compagne de Marco.

 

Elle nous amène à notre yourte:

 

 

camping-mas-de-la-Griffe-053.jpg

 

Nous sommes médusés: C'est spacieux, douillet, un peu isolé des autres yourtes, c'est parfait!

 

camping-mas-de-la-Griffe-055.jpg

 

Les filles y passeront quelques heures lors des moments ...moins ensoleillés! Et puis, nous partagerons cet espace en famille  la nuit, à regarder les étoiles par le dôme, à entendre le vent dans les feuilles, les murmures et les bruissements mystérieux de la montagne. Nous sommes au coeur de la nature.

camping-mas-de-la-Griffe-045.jpg

 

Visite de la douche et des toilettes sèches que nous partagerons avec les autres familles

 

 

camping-mas-de-la-Griffe-052.jpg

 

Et oui, je confirme, c'est bien Guillaume qui pédale : Le vélo est branché sur la machine à laver et il faut pédaler pour faire tourner le tambour... Merci à Junior pour son coup de main (ou de pied plutôt!)

Voici le modèle de plus près, si vous souhaitez vous en inspirer!

 

camping-mas-de-la-Griffe-051.jpg

 

 

Et enfin, Christine nous amène à l'endroit le plus stratégique du camp: L'espace repas ! 

camping-mas-de-la-Griffe-079.jpg

 

Ici, on mange, on joue, on discute, on rigole... Ces quelques mots ne sauront décrire l'ambiance amicale, simple et décontractée que ce lieu a engendré. (au passage, petit clin d'oeil pour le short jaune....)

 

Pour les repas, nous avions l'opportunité d'acheter quelques produits de "l'épicerie", le tout agrémenté du bon pain façonné par Christine ou son fils Junior.

 

camping-mas-de-la-Griffe-088.jpg

 

En dehors de ces moments d'échange au camp, nous empruntions quelques sentiers pour des balades buccoliques, avec des rencontres originales (ici les moufflons), ou pour des randonnées plus difficiles comme au retour de Montalba (merci à Sabine et Sophie d'avoir elles aussi un peu transpiré sur ce retour!) Avec des chaussures adéquates, c'est mieux.... (merci Sabine pour tes baskets!)

 

camping-mas-de-la-Griffe-068.jpg

 

Et puis, pour le plus grand plaisir des enfants, Marco a construit un "carrousel" que nous avons inauguré tous ensemble: Les filles ont adoré...camping-mas-de-la-Griffe-076.jpg

 

 

 

Ah là là, malgré la difficulté à se séparer, maintenant, on est rentré, bah oui, on n'avait pas trop le choix... Mais ce voyage regonffle et j'ai des souvenirs plein la tête : Des histoires de gourdins (promis Anna et Mickaël on garde ça pour nous!), de Daltons, de moulcup...

 

Merci à Christine, Marco et leurs enfants pour leur accueil, leur sourire, leur simplicité...

 

Merci aux autres "campeurs" pour leur humour, leur ouverture d'esprit (mise en scène de "niquons la planète" bientôt sur youtube Cyril?) leur bienveillance...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by marie.nature. - dans vacances
commenter cet article
6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 21:46

 

Le terme « réfugié » s'applique à toute personne qui (...) craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays (...)

Convention de Genève, 28 juillet 1951

En France, le statut de réfugié est accordé par l’OFPRA (office français de protection des réfugiés et apatride), sous le contrôle juridictionnel de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA).

Pour pouvoir déposer une demande d’asile, vous devez d’abord vous rendre à la préfecture pour y déposer rapidement une demande d’admission au séjour au titre de l’asile. Cette démarche est obligatoire dès l’âge de 14 ans.

La France est le pays européens qui reçoit le plus de demandes d’asile (51 600 en 2010). Elle a accordé le statut de réfugiés à 10 340 personnes en 2010. Bien moins que l’Allemagne (12 055), et moins que le Royaume-Uni (12 510).

refugies.jpg

Quelques infos pour le 49 : Fin décembre 2009, on totalisait 290 demandeurs d’asile à Angers. Depuis, il semblerait que les demandes d’asile soient plus importantes : + 78% (contre 30% environ dans le reste de la France !) en un an !
Ces réfugiés arrivent surtout de la Corne de l’Afrique, à l’Est du pays. Ils viennent du Soudan, du Darfour, de Somalie, d’Erythrée ou encore du Pakistan. Les réfugiés soudanais sont les plus nombreux. 

Des habitants se sont mobilisés pour venir en aide à ces réfugiés. 
Une école a même été ouverte spécialement pour eux, à Bouchemaine, à la périphérie d’Angers. 
Des bénévoles se relaient pour leur apprendre le français.

Aux Restos du cœur, 70% des repas sont distribués aux demandeurs d’asile. 

Seulement voilà, l’hospitalité d’Angers, le dynamisme des associations locales, les demandeurs d’asile en ont entendu parler  jusqu’en Afrique de l’Est.

Le dispositif départemental d’accueil repose sur 535 places d’hébergement. Il est complètement saturé.

La ville d’Angers a dépensé près d’un demi-million d’euros en 2009 pour offrir à ces exilés des repas, un toit. 

En novembre 2009, le maire d’Angers, le socialiste Jean-Claude Antonini ne voulait pas d’“un nouveau Sangatte”.

Pour l’élu angevin, si la ville est submergée par ces réfugiés, c’est parce qu’il n’y a pas de “régulation régionale ”.


Près de 200 demandeurs d’asile ont vécu plusieurs mois dans des squatts, sur des matelas sommaires. D’autres étaient à l’hôtel. Des évacuations parfois violentes ont entrainé de nombreuses manifestations d'indignation sur Angers.


Une dizaine d’associations, regroupées dans un collectif migrants œuvrent pour aider ces immigrés. Parmi elles

*L'abri de la Providence a été fondé à Angers en 1933 : Une plateforme d’accueil incontournable pour les personnes sans domicile. L'Association participe par ses actions "à mettre ou à remettre debout les personnes en grande difficulté qu'elle accueille et accompagne quels que soient leur milieu, leur origine, leur religion... " Sept services, plus de 40 salariés et 2300 personnes reçues chaque année. Une antenne spécifique (créé en 2002) pour les demandeurs d’asile  non domiciliés, isolés, mineurs ou en famille sur le département du Maine et Loire. Pour plus de renseignements, un site : http://www.abridelaprovidence.fr/

 

*France Terre d’Asile est une association dont le siège est à Paris (500 salariés, 25 sur Angers).  Fondée en 1970, elle a  pour but « d'aider toutes les personnes en situation de migration de droit, ainsi que les personnes ne bénéficiant pas du statut légal de réfugié ou d'apatride.

Cette association s’occupe notamment de fournir des cours de français, de mettre en lien les bénévoles et les réfugiés…

Plus d’infos sur leur site : http://www.france-terre-asile.org/qui-sommes-nous/presentation/lassociation

 

Lundi 3 mai 2009, la Coordination Française pour le Droit d'Asile (CFDA) a lancé un appel à mobilisation pour dénoncer les conditions d’accueil (ou de non-accueil ?) des demandeurs d’asile en France. L'appel à mobilisation a reçu de multiples échos dans différentes villes de France. 

A Paris,  Angers,  Dijon, Orléans, Marseille, Rennes ou encore Montpellier, citoyens et associations se sont rassemblés devant les préfectures ou l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration pour demander un accueil décent pour les demandeurs d'asile. Dans la journée, différentes associations dont le CAAR (Comité d’Aide Aux Réfugiés) ont déposé des demandes de jugement en référé relatives à l'hébergement des demandeurs d'asile auprès des tribunaux administratifs. Dans toute la France, une centaine de référés a ainsi été déposée, pour demander à l'Etat qu'il assure un hébergement décent aux demandeurs d'asile tel qu'il en a l'obligation dans la loi.
Rappelons qu’en France, des centaines de demandeurs d’asile sont contraints de dormir dehors ou de squatter des bâtiments en dépit des obligations fixées par la directive européenne sur l’accueil et malgré les engagements du ministre de l’Immigration devant les parlementaires « de ne pas manquer à ses devoirs en matière d’asile ». Ces conditions de vie ont notamment pour conséquence une dégradation importante de l’accès aux soins et du suivi du traitement des personnes malades.

Début 2010, s’organisaient des manifestations pour exprimer la stupéfaction  face aux multiples expulsions violentes.

Il est important de faire la différence entre les demandeurs d’asile, les réfugiés et les « sans-papier ». Les sans-papiers n’ont aucun droit légal pour être en France. Par conséquent, ils prennent quotidiennement le risque d’être « arrêtés » et envoyés en centre fermé avant d’être expulsés…

 

A propos du documentaire « point de fissure » :

 centre-ferme1.jpg

On plonge avec malaise dans la construction d’un centre fermé à Steenokkerzeel (Belgique). Avec gros plan sur le béton, les grillages, les barbelés, on prend la réalité de ce qu’est un centre fermé. Pas de différence il me semble avec un centre carcéral. Les centres fermés ne sont officiellement pas des prisons, mais des lieux « où un étranger est détenu, mis à la disposition du gouvernement ou maintenu » selon les termes des Arrêtés Royaux qui en fixent les règles. (AR du 8 juin 2009, adoptés après l’annulation partielle par le Conseil d’Etat de celui du 2 août 2002.

Le film questionne aussi la participation indirecte : Et oui, des artisans acceptent de travailler à la construction du site. Quelle est leur degré de responsabilité ?

L’architecture tant externe (circulaire, tous les actes sont visibles en permanence) qu’interne (cellules individuelles) en fera le centre le plus clairement carcéral.

Ce film parle aussi des nombreuses révoltes contre l’enfermement et la répression des migrants. Depuis quelques mois, on assiste à des « mutineries » dans les centres de rétention de Belgique, d’Italie, et de France avec des incendies volontaires de cellules, des grèves de la faim (suite notamment à des coups portés sur autre réfugié), des évasions.

Le CRA de Vincennes a été reconstruit suite à un incendie en juin 2008 à la suite de 6 mois de révolte et déclenché par la mort d’un retenu par refus de soins. Le 21 février dernier a débuté une grève de la faim, suivie de tentatives d’incendie, de bagarre avec les policiers et manifestations dans la cour au cri de « liberté ». La grève de la faim s’est arrêtée rapidement, après 3 jours d’une mobilisation partielle et aucun écho dans la presse.

On assiste aux mêmes révoltes dans les CRA du Canet à Marseille et à Nîmes. Les expulsions sont parfois empêchées « in extremis » par l’intervention de militants.

 centre-ferme.jpg

De nombreux collectifs ont vu le jour ces dernières années. Ils se placent dans la perspective d’une lutte à long terme visant la régularisation de tous les sans-papiers.

 

*Collectif de soutien aux sans-papiers du 49 : Réunion tous les lundis à 18h30 à la Bourse du Travail, 14 place Imbach à Angers

 

*Le « 9ème collectif des sans-papiers » : Au sein du Collectif, on trouve 25 nationalités, ce qui dote la structure d’une richesse multiculturelle

 

collectif.jpg

 

Parallèlement, des militants se sont lancés dans une démarche de dé crédibilisation d’organismes qui participent plus ou moins discrètement à ce système :

 

Par exemple, La croix rouge est visée pour son activité auprès des policiers lors des expulsions : « En France, la Croix-Rouge participe avec discrétion à tous les charters d’expulsion mais il n’y a pas que dans les avions qu’elle est aux côtés des flics. En effet, dans toutes les évacuations de campements Roms ou de certains gros squatts elle est présente avec les forces de l’ordre. Son sigle est utilisé comme caution humanitaire et ses véhicules transportent les expulsés pour les éloigner des lieux d’où on les a chassés ou pour les emmener au commissariat.

croixrouge.png

 

La Croix-Rouge est également rémunérée pour travailler dans la zone d’attente de Roissy, une prison où sont enfermés hommes, femmes et enfants à qui l’accès au territoire français est refusé. Aucun témoignage ne peut en sortir, cela fait partie du contrat. Si un employé se risquait à déroger à cette règle il serait poursuivi en justice par la Croix rouge elle même, comme Anne de Loisy pour la publication de son livre « Bienvenue en France ».  La Croix-rouge revendique les exercer dans la plus parfaite neutralité et en toute impartialité. La neutralité et l’impartialité, cela signifie que même si elle constate des « dysfonctionnements » lors d’une de ces missions d’enferment ou d’accompagnement d’un charter de déportation, la Croix-Rouge n’en fera pas part au public. Au mieux, elle rédigera un rapport aux autorités.

En contrepartie de ses missions d’assistance de la police dans les centres de rétention ou les avions, comme tout collaborateur, la Croix-Rouge est rémunérée. En plus de cette rémunération, elle se voit aussi distribuer des dons, la plupart de ses dons étant attribués par les gouvernements et la commission européenne.

Rappelons-nous le poids de la neutralité de la Croix-Rouge durant la 2ème guerre mondiale. L’organisme de charité pouvait exercer un droit de visite dans les camps de concentration. On sait aujourd’hui ce qui s’y est passé on peut donc s’interroger sur le rôle et l’utilité réelle de la Croix-Rouge. »

Extrait tiré du site de Claude Guillon : http://claudeguillon.internetdown.org/plan.php3

 

La directive « RETOUR » adoptée par le Parlement Européen :

 

Cette directive  institutionnalise l’enfermement généralisé des étrangers, et les mesures prises par les Etats européens s’inscrivent dans cette même logique d’enfermement et de criminalisation des étrangers.

Ainsi en Italie, où depuis des années on décrète à chaque occasion l’"état d’urgence" au prétexte d’une menace d’invasion, le Conseil des ministres a décidé de doubler le nombre de centres de détention où sont placés les étrangers qu’on veut expulser. Les militaires ont rejoint la police et la gendarmerie dans ces CIE (centres d’identification et expulsion- ex CPT centres de permanence temporaire), où les associations n’ont qu’un accès très limité. Le Ministre de l’Intérieur Maroni a aussi exprimé l’intention du gouvernement de créer des centres fermés pour interner les demandeurs d’asile et de porter à 18 mois la durée de la détention, aujourd’hui limitée à 60 jours.

 

L’allongement des délais est également à l’ordre du jour en Espagne, où les témoignages dénonçant la violence policière sont récurrents, alors que les associations se voient refuser le droit d’accès aux centres fermés pour étrangers qu’elles réclament depuis longtemps.

 

En France, alors que les associations dénoncent les conséquences de la politique du chiffre menée par le gouvernement en matière d’éloignement, celui-ci veut mettre fin à la mission de défense des droits des étrangers et de témoignage assurée jusqu’ici par la Cimade dans les CRA. En réduisant cette mission à une mission d’information, en la transformant en un marché concurrentiel ouvert à des prestataires de services soumis à des obligations de neutralité et de confidentialité, il supprime de fait la possibilité de regard de la société civile sur ces lieux d’enfermement.

 

 

centre-ferme2.jpg

 


Les mises en garde des nombreuses voix qui se sont élevées contre la directive retour étaient fondées : au nom de la lutte contre l’immigration irrégulière, et au prétexte de répondre aux attentes de l’opinion publique, la détention est en train d’être érigée en système, dans le cadre d’une redoutable harmonisation européenne de l’enfermement des migrants.

Les associations alertent sur l’allongement des délais, la déshumanisation et l’opacité. Elles demandent de la transparence sur le fonctionnement des lieux d’internement administratif pour étrangers. Les camps d’étrangers sont l’épicentre de multiples atteintes aux droits fondamentaux.

A l’heure où l’Europe renforce ses dispositifs de contrôle et de détention les associations rassemblées dans le réseau Migreurop lancent une campagne pour exiger un droit de regard sur ces lieux de détention des étrangers en vue :

 de faire connaître la réalité et les conditions de l’enfermement des étrangers dans ces centres,

 de jouer un rôle d’alerte et de défense des étrangers détenus,

 de témoigner sur les conséquences de cet enfermement et sur les situations conduisant aux violations des droits des migrants.

Alain BREVET, directeur au CAAR nous fait un calcul intéressant. Voici ses propos :

« Nous avons tous entendu M. Eric Besson, ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire, lors de l’expulsion d’afghans, rappeler que l’Etat va créer 1000 places d'hébergement pour demandeurs d’asile supplémentaires en 2010 et 2011, que les moyens pour assurer la tradition française de l’accueil de personnes persécutées dans leur pays sont en croissance… 

Pour mesurer ses propos, je vous les compare ici avec d’autres chiffres, ceux du coût des expulsions précédées par les séjours en centre de rétention administrative (CRA).

Pour cela je me base sur les chiffres d’un rapport d’information du Sénat de 2009  et d’un rapport de la cour des comptes.

Ce rapport précise que le coût total par an de la rétention administrative en métropole, en incluant les dépenses d'investissement mais hors dépenses d'interpellation, d'éloignement et de justice, s'élève en 2008 à environ 190,5 millions d'euros, soit 5.500 € par retenu. Ramené au nombre d'éloignements forcés, il se monte à 13.220 € par retenu effectivement reconduit (9.180 € hors dépenses d'investissement).

Mes ces études vont plus loin. Elles ont le mérite, pour la première fois, d’évaluer le coût réel de la politique d’expulsion. En effet, les coûts de garde et d’escorte des centres de rétention sous la responsabilité de la police ne figurent nulle part et sont intégrés dans le budget général du ministère de l’intérieur. Pour estimer les sommes qui y sont consacrées, le sénateur Bernard Reymond les a évaluées en prenant pour base les coûts financiers de garde et d’escorte dans les centre de rétention gérés par la gendarmerie nationale qui apparaissent dans le budget du ministère de la Défense. Il montre ainsi que l’Etat consacre environ 394 millions d’euros à ce titre pour les centres de rétention (60 millions pour la gendarmerie et 334 pour la police nationale).

suisse.jpg

Il souligne que certains frais n’ont pas pu être évalués. En effet, ses estimations ne prennent pas en compte notamment les frais de fonctionnement des services et des préfectures, le coût des contentieux liés à la rétention administrative et aux reconduite à la frontière devant les tribunaux, pas plus que le temps consacré par la police aux interpellations, gardes à vue, etc. infligées aux étrangers.

Même sans prendre en compte ces coûts supplémentaires, la somme consacrée chaque année aux expulsions s’établit à 533 millions d’euros ! 
Ainsi, c’est plus d’un demi-milliard d’euros qui est affecté à cette politique chaque année. En les comparant au nombre de reconduites forcées réalisées chaque année (20.000 en 2008), on constate que chaque expulsion coûte près de 27.000 euros.

Pour information, une place en centre d’accueil pour demandeur d’asile dans le département des Hauts-de-Seine coûte 9.490 euros.

 Expulsion-Famille-rouge.jpg

Le calcul est alors simple : avec 500.000.000 euros, l’Etat peut créer 10.000 places de demandeurs d’asile pour 5 ans, soit 10 fois plus que le chiffre annoncé fièrement par le ministre. Actuellement, d’après l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration, 13.000 unités familiales (ce nombre ne comporte que les adultes) attendent une place en centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA).

 

Lors des travaux de la commission des finances sur le budget de l’Etat 2010, au moment  de l'audition d'Eric BESSON pour donner suite à l’enquête de la Cour des Comptes sur la gestion des centres de rétention administrative, Madame BRICQ, sénatrice de Seine-et-Marne a interpellé le ministre sur le coût de construction d’un centre de rétention administrative : le coût de construction du nouveau centre  du Mesnil-Amelot est de 50 millions d’euros.


Le compte rendu d’audition précise :

"S'agissant notamment de la gendarmerie, elle a noté le coût élevé par retenu. C'est bien un coût par tête du nouveau centre  qui serait de 180.000 euros. Elle l'explique, notamment, par la nécessité de construire, à côté du centre, un bâtiment pour héberger les escadrons de gendarmes mobiles. Cela suscite des interrogations chez elle, puisque la garde des CRA ne relève pas, en principe, des missions de gendarmes mobiles" 

180.000 par tête, c’est 20 fois le coût annuel d’un demandeur d’asile mais il semble préférable de construire des casernes pour des gendarmes mobiles, réduit au gardiennage des étrangers plutôt que des CADA. Quelle gloire ! 50 millions, c’est exactement 116 fois le budget annuel du CADA du CAAR.

180.000 euros, c’est 493 euros par jour pendant un an soit un hébergement dans une chambre simple au Ritz. Ridicule comme rapprochement ?

 

Alors que le taux d’occupation des CADA, gérés par des associations, est de près de 99%, les centres de rétention géré par l’Etat sont loin d’une gestion optimisée (eu égard  à la vocation de ces centres, je n’ose pas parler de performance…).


En effet, le rapport précise que :

"Sur le taux d'occupation des CRA, ce taux était au niveau national de 76 % en 2007, et 68 % en 2008. Il est exact de constater que, ponctuellement, comme à Nîmes très récemment, où vous vous êtes rendu, Monsieur le rapporteur, certains CRA connaissent des situations de sous-occupation temporaire. Si je prends un autre exemple, à Lille I, le taux d'occupation n'était que de 14 % en 2008 (…). Il ne sert que quelques jours dans l'année pour soulager Lille II, comme on dit, en période de forte occupation. Concernant le CRA de Nîmes, le taux d'occupation se situait à 33 % en 2008.

En règle générale, la légère baisse du taux d'occupation de 2008 par rapport à 2007 s'explique par des nouvelles conditions pécuniaires mises en œuvre pour les départs aidés, lesquels ont fortement progressé en 2008. Nous n'allons pas nous plaindre lorsque nous avons des retours volontaires mais, effectivement, cela fait baisser, du coup, le taux d'occupation. Il est de 64 % pour le premier trimestre de 2009. Les préfectures essaient également de plus en plus d'éviter le passage en CRA avant la reconduite des familles".

Des économies ou d’autres solutions que la construction de centres de rétention sont facile à imaginer pour transférer des sommes importantes vers la création de places CADA.

 

Lorsque l’on entend M. Besson préciser que la France est championne européenne de l’accueil de demandeurs d’asile (en chiffre brut, par habitant nous en accueillons deux fois moins que les pays scandinaves), il oublie de préciser que la France est probablement championne des demandeurs d’asile dormant dans la rue en attente de place en CADA. »

 

Ces propos nous montrent que la façon dont la société traite aujourd’hui les réfugiés n’est pas causée par un manque de moyen mais que cette question de moyen vient justifier la politique gouvernementale actuelle de repousser les étrangers hors de nos frontières.


Et pour finir sur une note positive, je vous rappelle la mise en place de la « journée sans immigrés » le 1er mars de chaque année :

immigrés

La deuxième édition, en France, de la Journée sans immigrés a eu lieu, mardi 1er mars dernier, dans tout le pays. Objectif : commencer à changer le regard stigmatisant de la société sur l’immigré. « Par notre absence nous démontrerons la nécessité de notre présence », explique Karima Ibnou, adhérente du collectif 24H sans nous, en France.

« Le climat actuel, en France, est méprisable. L’immigré est le bouc émissaire, coupable de tous les maux de la France. Immigré = chômage, délinquance, déficit budgétaire ... Le collectif appelle les immigrés à se retirer de la vie économique et sociale du pays pendant toute la journée du 1er mars.

La date de l’événement n’a pas été choisie au hasard : le 1er mars correspond à l’anniversaire de l’entrée en vigueur du “code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile", plus connu sous le nom de code des étrangers. Cette loi, entrée en vigueur le 1er mars 2005, favorise une immigration choisie sur des critères économiques.

Certains syndicats appellent ses adhérents à soutenir ce collectif, notamment en portant le petit ruban jaune symbole de « la fierté d’être cette France diverse, belle et unie » et en signant l’appel en ligne sur www.la-journee-sans-immigres.org

 

Sur le même thème, le dernier Terra Eco a développé un dossier intitulé : « Immigrés, ce qu’ils rapportent à la France ». Le dossier donne des chiffres exactes pour donner des arguments contre les préjugés (par exemple « il y a de plus en plus d’immigrés en France »…) et le racisme. Moins de 5€ et autant d’arguments, n’hésitez pas ! (je peux aussi prêter mon exemplaire)

 

 

terra-eco.jpg

 

J'aurais pu terminer par cette superbe déclaration de notre grand (?) président Sarkozy : "J'abhore le racisme. Je crois dans la force et la richesse de la diversité", extrait de Témoignage.

Mais à bien y réfléchir, je préfère la sincérité de Mafalda :  

mafalda-1-.jpg

"Le racisme est une chose que je ne peux pas comprendre ! Je trouve monstrueux de considérer qu'il y a des êtres qui sont inférieurssimplement parce qu'ils ne sont pas comme nous. Ils ont déjà ce handicap !"

 

Repost 0
Published by marie.nature. - dans au quotidien
commenter cet article
21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 11:53

Pas peu fière, je mets aujourd'hui en ligne un aperçu du projet de ma fille Eléna:

Constatant avec amertume l'état des fossés autour de chez nous (Vieil Baugé), Eléna décide de se lancer dans le "nettoyage" des alentours. Elle a lancé une invitation à ses copines (pour le gros succès, on attendra la deuxième édition!) et s'est rendue avec sacs poubelles et gants à la conquête des... ordures...

Nous étions quatre personnes (c'est un bon début, non?) et nous avons parcouru 300 mètres

Le tout dans la joie et la bonne humeur. Eléna conquérante à chaque nouvelle découverte, moi nettement moins enthousiaste devant l'étendue des dégâts.

 

N'empêche, le constat est là:

Un bon sac poubelle (trié en deuxième étape) et la conviction de l'intérêt de la démarche. Eléna décide donc de recommencer l'opération mercredi 8 juin prochain à 16H30. Nous vous espérons nombreux...

 

Merci à Sonia pour avoir donné son coup de pouce avec cette affiche:

affichenettoyagefosses.jpg

Nous avons demandé à la mairie et à l'école de les mettre sur un panneau. Si vous souhaitez télécharger l'affiche et nous aider dans la communication, cliquez sur ce lien:

link

Et voici la lettre qu'Eléna adresse au super U de Baugé:

link

 

Point au mercredi 8 juin:

Sans nouvelle du Super U, nous y passons: Mme Tourteau est "trrrrrès occupée et ne peut nous rencontrer, elle nous recontactera...."

Sans nouvelle de la mairie du Vieil Baugé, nous y passons: Dans le couloir, à l'intérieur (très visible donc), nous trouvons notre affiche. La secrétaire de mairie nous reçoit : Elle ne sait pas encore pour les panneaux, nous donnera une réponse pour les panneaux signalétiques jeudi. Nous répondons à peine surprise : "Bah, en fait, le nettoyage est cet après-midi...". Réactive, elle appelle de suite la DDE (Direction départementale de l'équipement). et nous apprenons qu'il faut faire une demande un mois avant l'opération, minimum, pour avoir l'autorisation de mettre des panneaux (quand hors agglomération)... Ok, c'est trop tard pour cette fois-ci.

 

Ce deuxième rendez-vous attire plus de monde, nous serons plus nombreux, plus efficaces:

 

 

 2011-06-08 16.55.06

 

Nous nous dirigeons vers la départementale, c'est la route qui nous parait la plus sale.

Nos hypothèses se confirment, nous ramassons des bâches, des paquets de cigarettes, des bouteilles plastique et de quoi refaire une nouvelle voiture! Nous avons batterie, radio, rétroviseur, pneu et volant! (mais comment ont-ils fait pour repartir sans le volant?)

 

IMGP0781.JPG

 

 

Mais les voitures sont nombreuses et la sécurité est difficilement assurée.

 

Nous envoyons alors un messageà l'attention du conseil municipal de Vieil Baugé (le prochain conseil est début juillet) afin d'obtenir du soutien et plus de sécurité.

 

Agréablement surprises, nous recevons rapidement un accord de la mairie du Vieil Baugé. Ils sont d'accord pour nous aider au nettoyage, sécuriser les lieux et fournir du matériel! Cela devra se dérouler dans le bourg pour des raisons légales. C'est un bon début même si les fossés des départementales alentours sont les plus chargés.

 

La directrice de l'école semblait elle aussi prête à participer avec les élèves à ce projet. Nous la relancerons donc en septembre.

 

Pour obtenir le matériel de nettoyage (gants, sacs poubelles...) gratuitement, Eléna a participé à l'opération "nettoyons la planète" organisée par Leclerc. Nous attendons la réponse. Nous n'avons eu aucun retour du Super U de Baugé...

Repost 0
Published by marie.nature. - dans au quotidien
commenter cet article