Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 21:03

Autour de nous, les amis font construire, agrandissent, rénovent... et se posent des questions...

Pas facile de se décider pour un type de peinture... Voilà, ce soir donc, je m'immerge dans ce nouveau monde de couleurs! Pour info et/ou rappel, la peinture dégage quelques petites toxines...

 

 

 

pot-de-peinture.jpg

 


Depuis 1948, une loi française interdit les peintures au plomb (ce qui pouvait entraîner une intoxication), mais de nombreux solvants restent présents. Ils sont plus pompeusement nommés composes organiques volatils ou COV pour les pro!. Nous les retrouvons dans tout type de peintures (acryliques,  à l'eau...)


Deux labels ont pour objectif de distinguer les produits qui ont un impact réduit sur l'environnement tout en conservant des performances d'usage adaptées. En France, AFNOR CERTIFICATION est l'organisme compétent reconnu par les instances françaises et européennes pour délivrer ces 2 labels.


Le label NF environnement a été créé en 1991. Il vous garantit que la peinture ne contient pas plus de 100 grammes de COV par litre.


L'ecolabel (label écologique de l'Union Européenne, représenté par une petite fleur) est né en 1992. Il est plus exigent que le label NF: Il garantit une peinture à moins de 30 grammes par litre et exclut les substances toxiques et les métaux lourds.


Selon les résines utilisées, le taux de COV joue un rôle important dans les caractéristiques d'un produit, notamment pour le temps ouvert. En autorisant un taux de COV supérieur à l'ECOLABEL, le label NF ENVIRONNEMENT permet aux fabricants d'optimiser les performances de leurs produits et de ne pas bouleverser nos habitudes (une seule couche, c'est quand même plus facile!)


Quid des peintures écologiques ou naturelles : Leur liant est minéral, à base de chaux ou de silicate, ou végétal, à base d'huile. Les solvants sont remplacés par des essences de térébenthine ou d'agrumes. Mais attention! Après étude scrupuleuse de quelques pots de peinture, j'avoue avoir été assez troublée : Certaines peintures dites écologiques (mais sans label particulier) contiennent plus de COV que des peintures NF! D'autres, ne contiennent pas de COV, mais de l'ammoniaque (comme la sous couche biofa)!


Les étiquettes ne sont pas faciles à déchiffrer, il faut réellement s'accrocher. Je repars donc sans achat cette fois ci et me replonge dans internet.


Nouvelle info: Il existe un autre label, le macaron Ange Bleu: C'est un écolabel d'origine allemande, créé en 1977. Il est décerné par un jury composé de 13 membres (associations de défense de l'environnement, de défense des consommateurs, syndicats, etc). Il n'est décerné qu'à des produits conformes à un cahier des charges réputé particulièrement strict. Petit hic: Je n'ai pas trouvé de peinture avec ce label dans mes magasins de province. A Paris peut être?


Autre découverte : Je tombe sur un blog: le meilleur déchet est celui qu'on ne produit pas. C'est un blog intéressant qui prône le recyclage de la peinture et nous donne l'exemple québecois d'une entreprise qui recycle et revend de la peinture. Idée à conserver. Voici le lien si vous souhaitez en savoir plus: http://laboblog.typepad.fr/peinture_ecologique/


Maintenant, prenons le temps de mettre les arguments dans la balance.


Que sont exactement les COV?


Les composés organiques volatils, ou COV (VOC en anglais) sont composés de carbone et d'hydrogène pouvant facilement se trouver sous forme gazeuse dans l'atmosphère. Ils peuvent être d'origine anthropique (provenant du raffinage, de l'évaporation de solvants organiques, imbrûlés, etc.) ou naturelle (émissions par les plantes ou certaines fermentations). Selon les cas, ils sont plus ou moins lentement biodégradables par les bactéries et champignons, voire par les plantes, ou dégradables par les UV ou par l'ozone. (merci Wikipédia)

Voilà aussi ce qu'on peut lire sur le site de l'ADEME: "Certains COV présentent des risques pour la santé. D'autres, en se dégradant dans l'atmosphère, contribuent à perturber des équilibres chimiques. Ces perturbations peuvent avoir pour conséquence la formation ou l'accumulation dans l'environnement de composés nocifs pour les espèces animales et végétales. C'est pour cette raison que les émissions de COV doivent être réduites et donc réglementées."


A titre d'exemple, l’exposition à des vapeurs de benzène est associée directement à la leucémie. Les effets cancérigènes du 1,3-Butadiène ont aussi été prouvés.

Certains COV ont des effets directs sur le corps humain, comme le tétrahydrofurane qui s’attaque au foie et aux nerfs ; Le trichloéthylène nuit au coeur et est cancérigène ;les éthers de glycol à courte chaîne possèdent une toxicité spécifique à la moelle osseuse et aux testicules. Le formaldéhyde provoque des irritations des yeux, du nez et de la gorge. Le perchloroéthylène, utilisé pour le nettoyage à sec, figure sur la liste des cancérigènes du groupe 2A du CIRC (centre international de recherche sur le cancer).


Les COV ont aussi des effets indirects sur notre santé: Ils participent à des réactions photochimiques dans la basse atmosphère, causant ainsi l’augmentation de la concentration en ozone dans la troposphère. Entre 1970 et 1990, la concentration en ozone troposphérique pour l’Europe est passée de 10 ppm à 50 ppm (ppm : particules par million), soit une augmentation de plus de 2,4% par année au cours des vingt dernières années. Celle-ci est fortement liée à l’asthme autant chez les jeunes que chez les personnes âgées. Certains des COV sont en outre nocifs pour les espèces animales et végétales.

 

Donc, en fait, pour résumé, après recherche et lecture de ces données, moi j'en arrive à ne plus vouloir mettre de peinture sur les murs... Tolérance zéro pour les COV et mêmes les peintures à l'argile et au soja sont suspectées de contenir des solvants!


Il me reste, la peinture fait maison, et là, les idées ne manquent pas! Reste à oser...


Par exemple (merci Sonia), il existe la peinture à la pomme de terre. (non, ce n'est pas une blague!)

 

 

patate-282b1.gif

 

Recette: 


Réduire 150 g de pommes de terre cuites en purée (ou 75 g de fécule de pommes de terre déshydratée), les mélanger à 3 à 4 dl d'eau bouillante. Passer au moulin avec la grille la plus fine pour éviter les grumeaux. Le résultat doit être visqueux, de la consistance d'une béchamelle un peu épaisse. Bien mélanger. 


D'autre part, délayer 150 g de Blanc de Meudon* dans 1,5 dl d'eau froide. Puis délayer 50 g de pigments dans 0,5 dl d'eau froide. Mélanger le Blanc de Meudon dilué avec les pigments. Ajouter enfin la purée en mélangeant, puis la valeur d'une cuillère à soupe d'huile de lin (facultatif). 


La peinture est terminée. Les doses données dans la recette permettent de fabriquer environ 1/2 litre de peinture. Adapter les doses en fonction des besoins. Pour indication, 1/2 litre de peinture couvre 5 m2. La couleur s'éclaircit en séchant. Faire un essai sur un petit objet ou un petit mur avant de se lancer dans la réfection d'une pièce complète. Faire une finition à la cire liquide pour un aspect traditionnel. Dans une pièce humide type salle de bains ou cuisine, on peut passer une couche de vernis bio en finition. La peinture sera ainsi lessivable.


*Le blanc de meudon est utilisé depuis très longtemps. Il était notamment très répandu pendant la Renaissance. Le nom du Blanc de Meudon lui vient des carrières de craie de Meudon, dans le bassin parisien, dont l'exploitation remonte au XVIIIe siècle et s'est transformée en production industrielle à la fin du XIXe siècle.


Vous trouverez détails et photo sur: http://www.espritcabane.com/faire-peinture/peinture-pommes-terre.php

Qui veut bien se lancer et venir témoigner?

 

Repost 0
Published by marie.nature. - dans bricolage
commenter cet article