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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 12:05

Dernières péripéties à la maison: Une de mes filles a une dent qui la chatouille... : "vas-y ouvre la bouche... Plus grand je ne vois...rien..." Et la conclusion fatale qui ne tarde guère: " Ah mince, on dirait une carie..."

 

 

caries.jpg

 


Là, pas moyen de se débrouiller par nous même, je ne sais pas utiliser la fraiseuse, ni plomber une dent...rendez-vous chez le dentiste rapido, ma névrose s'agite, je culpabilise, je n'ai pas toujours insisté sur l'importance du brossage de dents et blablabla...  

Tiens d'ailleurs est ce vraiment du plomb qu'on va lui mettre pour colmater sa dent à ma fille? C'est pas nocif ça? Et voilà, c'est reparti pour un tour...

Me voilà donc une nouvelle fois à la recherche d'informations et j'apprends d'abord que les plombages ne contiennent plus de plomb depuis... qu'on a en effet démontré la haute toxicité de ce métal... Ok, alors, on a mis quoi à la place? Et me voilà plongée dans le monde des AMALGAMES DENTAIRES...

En dentisterie, amalgame désigne un matériau utilisé pour obturer les trous dans les dents après que leur partie cariée a été nettoyée. On l'appelle encore communément et à tort "plombage". L'amalgame est constitué de mercure, dont l'innocuité est une nouvelle fois discutée :  

Le danger de l’amalgame est prouvé, des métaux passent dans le corps :

Des études scientifiques le prouvent, en Suède, en Allemagne, mais elles sont peu nombreuses. En France, c’est une thèse qui démonte le mythe de l’amalgame inoffensif. Dans chaque plombage, on trouve en effet environ 1g de mercure. 

Au début des années 80, plusieurs laboratoires ont montré que de la vapeur de mercure est continuellement libérée par les amalgames. Ce taux de relargage est nettement augmenté immédiatement après brossage de dents ou mastication (taux de relargage multiplié par 15). Le mercure relargué par les amalgames peut être très variable d'un individu à un autre et être aggravé en cas de bruxisme ou de consommation de chewing gum, notamment les anciens fumeurs utilisant des pâtes à mâcher à la nicotine. Les niveaux de mercure dans l'air et le sang sont corrélés à la surface et au nombre d'amalgames des molaires. Un amalgame avec une surface de 0,4 cm² libère 15 µg Hg/jour par usure mécanique, évaporation et dilution dans la salive. Un autre facteur aggravant le relargage de mercure est la présence de métaux différents en bouche, créant un phénomène d'électrogalvanisme : amalgames, couronnes, dent en or par exemple, mais certaines études ont également mis en évidence ce phénomène entre anciens amalgames et amalgames récemment posés. Il convient de limiter le polymétallisme, y compris avec les implants en titane, ce dernier réagissant aussi avec les amalgames au mercure. Enfin, si l'amalgame n'a pas été poli, sa surface de contact avec la salive est alors beaucoup plus importante (jusqu'à un facteur 100), augmentant la libération de mercure. 

Or, quand il s’en va, une partie passe à l’état de vapeur, descend dans les poumons, passe dans le sang et se dissoud dans les graisses du sang. Puis il va aller se loger dans le cerveau. Jusque là, le mercure est à l’état de métal, il n’est pas nocif. Mais dans le cerveau, il va être oxydé et transformé en sels de mercure et là, il peut faire des dégâts.

De nombreux procès ont eu lieu, une vraie guerre des plombages pour les dents. Ils ont été souvent gagnés par les plaignants dans de nombreux pays. Les démonstrations les plus spectaculaires de la toxicité du Mercure dentaire ont été administrées en Allemagne à Tübingen et à Kiel. Elles utilisent des techniques mathématiques de statistiques totalement irréfutables. Malgré cela, un seul pays européen a oser avouer l’erreur et assumer la prise en charge des conséquences de cette erreur dentaire. Il s’agit de la Suède dont le gouvernement a déclaré : « Nous nous sommes trompés sur l’amalgame dentaire ».

Après avoir discuté avec mon dentiste local, (qui semble irrité par mes questions) celui-ci me précise que nous absorbons du mercure tous les jours, via le poisson notamment.

De retour à la maison, nouvelle enquête:  j'ai été comparé les chiffres de ce que nous absorbons et j'ai pu observer que les amalgames dentaires sont la première cause d'absorption de mercure, bien devant le poisson et les produits de la mer (2,3 µg/jour) ou l'eau (0,3 µg /jour).

D'après une étude, les deux tiers du mercure éliminé par les urines viennent des amalgames dentaires et la quantité éliminée est corrélée à la surface totale des amalgames. Le mercure dans les urines, le sang et les selles diminue quand les amalgames sont enlevés. Le plus important relargage de vapeurs de mercure a lieu lors de la mise en place ou de la dépose des amalgames. Ces opérations sont toutefois au xxie siècle plus sécurisées (aspiration des vapeurs, conservation sécurité des déchets). La dégradation des plombages ne libère pas de mercure organique (forme la plus toxique du mercure) mais il peut arriver qu'un morceau d'amalgame se détache et soit avalé, et qu'exceptionnellement il soit bloqué dans l'appendice, avec risque de production (faible mais chronique) de méthyl-mercure toxique et bioaccumulable.

En résumé, deux versions s’opposent. D’un côté, pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Direction générale de la santé et les dentistes, il n’y a aucun danger.

De l’autre, il y a quand même des études scientifiques très sérieuses qui ont été publiées sur le sujet et qui montrent que ces sels de mercure endommagent les neurones et que, dans certains cas, ils peuvent entraîner une tumeur au cerveau, voire accélérer une sclérose, sans toutefois déclencher l’apparition de cette sclérose. Le mercure serait aussi à l'origine de kystes buccaux.

 

Dans le doute, je me tourne vers les autres solutions qui existent: Voici un document que j'ai trouvé, dans lequel les informations ne sont pas noires ou blanches, document qui a été validé par Jean-Pierre Norguet, chercheur scientifique. Vous pourrez trouver l'article au complet sur http://www.holodent.com/article-13298854.html

 

Le voici:


Essai de classification


Le matériau cent pour cent biocompatible n'existe pas. Cependant, certains sont plus neutres que d'autres. Dans cet article, le degré de tolérance d'un matériau est quantifié par une note comprise entre zéro et dix tenant compte de la nature du matériau (métallique et donc générateur d'électrogalvanisme buccal ou non) et de ses effets secondaires rapportés dans la littérature. 


Passage en revue des principaux matériaux dentaires:


Le plombage 4/10

Composé à 50% de mercure, le plombage ou amalgame est le moins biocompatible de tous les matériaux dentaires. Le fait qu'il interfère avec les micro-ondes, émises en particulier par les téléphones portables, ses nuisances pour l'environnement en font un matériau totalement inadapté à notre monde moderne. Il continue d’être employé pour des raisons financières car il permet de soigner une dent rapidement et à moindres frais. Seul élément positif, si on peut dire, pour les porteurs de plombages, le mercure, toxique pour les cellules, l’est également pour les bactéries responsables des caries.

Les métaux  4/10

Une trentaine de métaux entrent dans la composition de nombreux alliages utilisés pour réaliser couronnes, bridges, dentiers à châssis métallique ou squelettés, implants. Le métal est loin d’un matériau idéal. Au contact de la salive, tout métal se corrode, libérant ainsi des particules métalliques, source d’une intoxication chronique. Certains métaux, comme le nickel (incorporé dans de nombreux alliages bon marchés), sont connus pour leur toxicité. En outre, toute personne peut développer une hypersensibilité, y compris à l’or pourtant réputé pour sa bonne tolérance. Le métal est donc un pis aller, qui n'est ni inerte ni biocompatible mais seulement toléré. Il faut l’éviter dans la mesure du possible et surtout ne pas multiplierdans une même bouche les alliages de natures et de compositions différentes.


Le titane
  6/10

On le croyait inerte et totalement biocompatible. En fait, comme tout autre métal placé en bouche, il est réactif et se corrode au contact de la salive. La corrosion est majorée en cas de brossage avec un dentifrice contenant du fluor. Des études ont montré que des particules de titane migrent dans l’os et les tissus autour d’un implant et également à distance dans le corps. De plus, des cas d'allergie au titane existent (4% des personnes testées par le protocole Melisa).


Les résines ou composites  
 6/10

Communément appelées “plombages blancs”, les résines sont l’alternative la moins chère aux amalgames au mercure. Bien que sans métal et donc sans effets galvaniques, les résines ne sont pas dépourvues de toxicité pour autant. La phase de durcissement s’accompagne d'un dégagement de formaldéhyde. Les résines sont en outre toxiques pour le nerf de la dent et contre-indiquées en cas de carie profonde. De plus, leur composition exacte n’est pas connue.


Les résines cuites au laboratoire
  7/10

Elles servent à réaliser des inlays, obturations réalisées sur mesure par le prothésiste à partir d'une empreinte, et sont également la base de dentiers. La cuisson permet d'éliminer une partie des substances toxiques pour le nerf de la dent. C'est donc une alternative intéressante au composite en cas de carie profonde ou volumineuse. Néanmoins, certaines personnes y sont allergiques.


La céramique 
 8/10

 C’est le plus stable et le mieux toléré des matériaux employés en art dentaire. "Céramique" est un terme générique; il existe différents types de céramiques. La céramique renforcée à l'oxyde d'alumine est en passe d'être supplantée par une nouvelle céramique, la zircone,renforcée à l'oxyde de zirconium. La zircone permet de réaliser des couronnes et des implants sans métal, plus esthétiques que les dispositifs et prothèses comportant du métal. En cas de caries volumineuses, elle permet de réaliser des inlays plus solides que les composites ou résines. Son coût élevé limite encore son utilisation.


Attention :
 les matériaux non métalliques (résine et céramiques) sont non seulement mieux tolérés par le corps (car ils ne génèrent pas de galvanisme) mais aussi moins polluants pour l'environnement.

 

 



 

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Published by marie.nature. - dans santé
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